Mardi 23 août 2011
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Titre : Watchmen - Les gardiens.
Réalisateur : Zach Snyder.
Date de sortie cinéma : 04 mars 2009.
Casting : Jackie Earle Haley, Malin Akerman, Patrick Wilson, ...
De l’amour, de l’action, des super-héros et une humanité menacée : voilà le cocktail savoureusement concocté par Zach Snyder, adapté de l’œuvre
de Dave Gibbons et Alan Moore ; ce dernier ayant également, pour l’anecdote, écrit les œuvres originales de From hell, la ligue des gentlemen extraordinaires ou encore V pour
Vendetta.
Guerre froide : les USA comptent sur le Dr manhattan, un chercheur qui, à la suite d’un accident, s’est retrouvé doté du pouvoir de plier la
matière à sa volonté, pour les protéger d’un éventuel bombardement atomique par l’URSS. Alors que les justiciers masqués qui veillaient sur la ville ont, forcé par la loi, pris leur retraite,
seul l’un d’entre eux, Rorschach, persiste. Avec l’assassinat de celui qui se faisait appeler Le Comédien, Rorschach soupçonne un tueur de masques de sévir. Il va alors avertir le peu de
Watchmen encore bien portants, tenter de les rassembler et enquêter sur ce mystérieux meurtrier. Surgis de l’ombre, les Watchmen vont sortir leurs costumes du placard pour une dernière aventure.
En parallèle de cette intrigue, on suit la détresse d’un personnage de bande dessiné qui, seul rescapé de l’attaque d’un bateau pirate, va tout faire pour rentrer chez lui prévenir sa femme et
ses filles du danger qui les guette.
Dès le générique, qui dévoile l’historique de deux générations de Watchmen sur une musique nostalgique de Bob dylan, le ton est donné : un
design coloré, très comic book. On retrouve ici le goût de Zach Snyder pour les ralentis, qui semblent, dans les scènes de combat, rendre les coups plus violents et les impacts plus
puissants ; et pour les gros plans sur des petits détails qui, sous l’œil de cette caméra incisive, adoptent une plus grande profondeur et un sens accru. Beaucoup de flash-backs éclairent
les relations actuelles entre les protagonistes, et on peut également noter une réflexion acide sur « le vrai visage de la société », énoncée principalement par le personnage solitaire,
endurci, de Rorschach. Quant aux scènes de combats, même si elles sont impressionnantes et esthétiquement chorégraphiées, se révèlent poru la plupart réalistes et relativement sanglantes. Yeux
sensibles s'abstenir!
Un film de super-héros pour les adultes, donc, assez hardcore, mené par une main experte et enthousiaste. Bien évidemment, je vous conseillerai la
version ultimate cut qui, de toute évidence, est bien plus complète que la version simple !